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Nom du blog :
zoistostyle
Description du blog :
Rien de plus que quelques textes.
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
20.09.2007
Dernière mise à jour :
06.12.2007

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Amer

Publié le 06/12/2007 à 12:00 par zoistostyle
La bise de cette plaine me souffle la futaie,
Et sans un seul répit me glace et me balaie,
Des racines à la cime sans épargner les pieds,
Ce froid mordant sur mon écorce déchirée,
Laisse de tendres baisers au charme éculé.

De frêles étoiles sur toutes mes feuilles glissant,
Petites candeurs déposées là par le vent,
Eclairent par leur reflet un silence oppressant,
Pour repartir comme elles sont venues, en retombant,
Et sur le bout de mes pieds finir en mourant.

Alors drapé de blanc je me regarde un peu,
Cette toge de sénateur ne me sied pas mieux,
Mais rend ridicule cette assemblée d'orgeuilleux,
Qui gesticulent à mes pieds en criant "Ô feu",
Mais qu'il l'allume donc, je l'appelle de mes voeux.

Dansez, dansez, petits êtres dans cette ronde,
Voilà bien longtemps que j'ai quitté ce monde,
Je ne comptais d'aucune façon passer l'hiver,
Dès lors que je fus seul loin de mes congénères,
J'ai aimé être un arbre, je méprise l'hiver.




--

Artifice

Publié le 03/12/2007 à 12:00 par zoistostyle
Je suis une cravate sur une chemise perchée,
Contraste de couleurs un peu endimanché,
J'ai un noeud à la gorge qui ne cesse de gratter,
Mais je suis une cravate rudement bien habillée.

Sous de faux airs coincés je ne peux m'empêcher,
De faire ainsi le beau comme si on m'exhibait,
Mailles et doublure tendues sur ce torse allongées,
Je ne suis qu'une cravate mais toujours bien portée.

Mais reste cette veste qui voudrait me cacher,
Ai je donc déçu mon hôte qui cherche à me ranger,
Il ne ferme qu'un bouton et me laisse respirer,
Moi une simple cravate que l'on sort la journée.

Naufrage

Publié le 18/11/2007 à 12:00 par zoistostyle
Il s'agit d'une histoire, rien qu'un moment passé,
Il s'agit d'une erreur où s'affairent mes pensées,
Tout juste une page ou s'effilent quelques mots,
Rien de plus qu'une image, un moment de trop.

Victoire sans embages sur une feuille blanche,
A peine un murmure sur lequel je m'épanche,
Trophée sans panache sur un papier de bois,
Comme un soufflet que je chasse au son de ma voix.

Propos si caustiques que je laisse édulcorés,
Réflexions acides sur ce trophée versées,
Rongent ce frein qui dans mon élan coupe,
Toute trace de regrets dans ce bateau sans poupe.

J'ai aimé une nuit quand sombrait mon équipage,
Ces sentiments fidèles mais sans le pied marin.
J'ai rêvé cette nuit que venait ce rivage,
Pour y poser ma vie jusqu'à la toute fin.

Paradoxal

Publié le 07/11/2007 à 12:00 par zoistostyle
Horizon ceintré sur une toile étalé,
Peinture murale sur un corps dessinée,
Visage buccolique dans un album aggrafé,
Etalage de couleurs sur un écrin blessé.
Laissent leur marque sur ces moments passés.

Fièvre créatrice sur des étals sans foi ni voix,
Délire sans folie accroché à une croix,
Inspiration évasive à l’abri sous un toit,
Esthétique concupiscence, anarchie de droit,
Paroxysme cynique de rêves faits de soie,
Es tu bien certain de tout çà petit roi ?

Tant de reprises sur une vie déchirée,
Chansons sans accords sur un auteur échiné,
Ont brisé les cordes de ce violon sans archet,
Piètre tireur sans même une flèche à tirer.

Journal de bord à la couverture écarlate,
Essaimé de pages blanches qui sans cesser relatent,
De plausibles inepties, phrases jugées inaptes,
Vaguement posées par une main peu adroite.

Nuit

Publié le 06/11/2007 à 12:00 par zoistostyle
Symphonie d'une nuit,
Qui chaque jour survit.
Auréolée d'une lumière,
Faite de brins d'étoiles
Qui dans leur amère mansuétude
Semblent chaque soir lui accorder.
Maîtresse indésirable
Qui sans fin attire,
Vierge insoumise
Jamais éconduite.
Veuve aimante, femme solitaire,
Accueillant en son sein
Dans le giron de ses ombres,
Rêveurs et voyageurs perdus,
Pêcheurs insatiables, charmeurs oubliés.

Lunatique enfant au prénom argenté,
Ce rocher sans âmes aux artères glacées,
Amante de tant d'oiseaux à la plume acérée.
Maëlstrom d'ivoire du haut de sa tour perchée,
Regardant de là haut ces fourmis affairées,
Qui lèvent les yeux vers ses cratères irisés.

« Nuit » 2007©
TOUS DROITS RESERVES

Délires Ferroviaires - Acte VII

Publié le 27/10/2007 à 12:00 par zoistostyle

Il est déjà trop tard pour que je puisse changer.
Le souffle court, je vois la vie me submerger.
Je la laisse venir et m’emporter.
Il est déjà trop tard pour ne plus rêver,
De mes yeux je regarde un monde étoilé,
Cette lumière ridicule qui me fait marcher.
La mort peut bien courir, jamais je ne tomberai.

Délires Ferroviaires - Acte VI

Publié le 15/10/2007 à 12:00 par zoistostyle
"Botanique & Sentiments"

Dans les tréfonds d'un jardin sans histoire,
Pousse une fleur que l'on peine à voir.
Semée il y a tant d'années elle tarde à pousser,
Peinant à éclore sous l'humus enterrée,
A peine une tige parvient elle à s'extirper,
D'un carcan végétal tout de pleurs arrosé,
Drainant eau et lumière sans répit ni espoir,
De bien tristes journées pour une fleur dans le noir.

Quel serait alors ce jardiner avisé,
Qui tous les jours de cette graine s'occuperait,
Et de ses propres mains ses rêves arroserait,
Pour cette douce fleur sans pétales ni coeur
Pour cette jolie graine inhumée sous ses peurs.
Il lui suffirait juste d'un regard, un sourire,
La sortir de cette gangue où elle voulait mourir,
La replanter de ses mots, et la laisser guérir.

Si peu d'artisans en ont vraiment pris le temps,
Tous ont gardé leurs mots, ont été négligents,
Aucun n'a pris la peine de chercher une raison,
A ces larmes qui coulaient, sève sans passion,
Il suffisait pourtant d'un zeste de patience,
Arrosé de tendresse afin d'avoir conscience,
Qu'une fleur a besoin d'amour et de lumière,
Pour que des tréfonds du jardin elle sorte au grand air.

Peine se lamente de ne revoir son bien aimé,
Dans ce jardin ou Passion l'avait retrouvée,
Peu de temps avant de se jeter dans les bras,
D'Amour cet inconscient, toujours dans de beaux draps.

« Botanique & Sentiments » 2007©
TOUS DROITS RESERVES

Amertume et doux réveil

Publié le 14/10/2007 à 12:00 par zoistostyle
Dans ce ciel automnal que bercent les étoiles,
Dans les sombres recoins de ces voeux que l'on voile,
Un astre s'est éteint sans pourtant se coucher .
Pour poser un murmure et une vie bercer.

N'aie donc pas peur le soir de cet enfant que tu vois,
Sa tristesse n'est pas feinte, non plus que ses erreurs.
Il aurait tant aimé écrire ce que dictaient ses doigts,
Trop de peines l'ont marqué, en innondant ses peurs,
Tant de joies l'ont coulé, mettant à flot ses pleurs,
Le laissant harassé, sans même un bout de coeur,

Le temps d'une nuit d'hiver l'enfant s'en est allé,
Sans même un morceau de rêve, un amour délaissé.
Endormi dans un arbre au sein d'une forêt,
L'enfant s'est éclipsé et l'homme s'est éveillé,

Debout sur une branche, il voit passer le temps,
Il vit le coeur ouvert, porté aux milles vents,
Et non sans nostalgie efface quelques instants,
De ces printemps dorés, de ces étés glacés,
Qui lui rappellent une vie où il aimait rêver.
Et où une part de lui voulait encore aimer.

Dans cet arbre allongé il s’endort sans témoins,
Et pense dans un regard à cet enfant non loin.

« Amertume et doux réveil » 2007©
TOUS DROITS RESERVES

Délires Ferroviaires - Acte V

Publié le 08/10/2007 à 12:00 par zoistostyle
Les relents de l'amertume
Tordent le cou à cette brume
Dont l'effluve vous tend la main,
Et vous berce de lendemains
Dont on ne souhaite dire la fin.

Rêves, sensations, contes et illusions
Tournoient et festoient à ce banquet sans passion.
La musique s'est pourtant arrêtée de danser,
Seules restent quelques notes, un peu ennivrées,
Qui aiment à vous regarder, protagonistes étonnés
Dans vos sombres pénates retourner vous coucher.

Enfants désabusés qui bien vite s'endorment,
Loin de ces ballets, est-ce seulement un somme,
Se perdraient ils à rêver qu'ils se réveilleraient,
Persuadés que leur songe n'était réalité,
Et jamais il ne se permettraient, ni même n'oseraient
A nouveau leur tête vers le ciel relever,
Pour y voir un doux présage de sa main les saluer.

« Délires Ferroviaires »©
TOUS DROITS RESERVES

Tribulation Insensées - Acte VI

Publié le 08/10/2007 à 12:00 par zoistostyle
"Soupirs d'un Ange"

Sous un saule le long d'une berge un ange pleurait,
Enfant du feu qui jamais ne s'était brûlé,
Les ailes repliées pour du vent le protéger,
Et ne pas donner à ses braises le loisir de le consumer,
Il cherchait en vain un rêve pour y sommeiller.

De ces longues minutes sans la moindre sérénité,
De ces quelques secondes à une vie volées,
Rien qu'un moment parmi une éternité,
Le temps de quelques plumes par un souffle emportées,
Sans que rien en ce temps ne puisse cet ange réveiller.

Le chagrin d'avoir vu ses ailes consumées,
La joie d'avoir songé à cette illusoire liberté,
Simplement parce que de la terre il s'était rapproché,
Ce sol qu'il avait enfin pu foulé,
Sans que ses ailes ne le fasse remarquer,
Jusqu'à ce que la réalité finisse par le rattraper.

Il aurait aimé garder ses ailes,
Les déployer et à nouveau voler,
Juste un instant, juste pour elle,
Pour ces quelques secondes l'accompagner,
Lui tenir les mains contre son coeur serrées,
Le temps d'un voyage la réconforter,
Et lui avouer que du ciel il l'avait toujours aimée.

Le long de cette berge volent quelques plumes brûlées,
Un ange est assis, il a cessé de pleurer,
Songeur sur cette vie qui en le quittant l'a blessé,
Dans ce dernier voyage c'est elle qui le soutenait,
Jamais ses douces ailes ne l'avaient quitté,
Il les avaient seulement oubliées,
Et dans un dernier soupir, elle les avait redessinées.

« Soupirs d'un Ange »©
TOUS DROITS RESERVES
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