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Nom du blog :
zoistostyle
Description du blog :
Rien de plus que quelques textes.
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
20.09.2007
Dernière mise à jour :
06.12.2007

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Délires Ferroviaires

Paradoxal

Publié le 07/11/2007 à 12:00 par zoistostyle
Horizon ceintré sur une toile étalé,
Peinture murale sur un corps dessinée,
Visage buccolique dans un album aggrafé,
Etalage de couleurs sur un écrin blessé.
Laissent leur marque sur ces moments passés.

Fièvre créatrice sur des étals sans foi ni voix,
Délire sans folie accroché à une croix,
Inspiration évasive à l’abri sous un toit,
Esthétique concupiscence, anarchie de droit,
Paroxysme cynique de rêves faits de soie,
Es tu bien certain de tout çà petit roi ?

Tant de reprises sur une vie déchirée,
Chansons sans accords sur un auteur échiné,
Ont brisé les cordes de ce violon sans archet,
Piètre tireur sans même une flèche à tirer.

Journal de bord à la couverture écarlate,
Essaimé de pages blanches qui sans cesser relatent,
De plausibles inepties, phrases jugées inaptes,
Vaguement posées par une main peu adroite.



--

Nuit

Publié le 06/11/2007 à 12:00 par zoistostyle
Symphonie d'une nuit,
Qui chaque jour survit.
Auréolée d'une lumière,
Faite de brins d'étoiles
Qui dans leur amère mansuétude
Semblent chaque soir lui accorder.
Maîtresse indésirable
Qui sans fin attire,
Vierge insoumise
Jamais éconduite.
Veuve aimante, femme solitaire,
Accueillant en son sein
Dans le giron de ses ombres,
Rêveurs et voyageurs perdus,
Pêcheurs insatiables, charmeurs oubliés.

Lunatique enfant au prénom argenté,
Ce rocher sans âmes aux artères glacées,
Amante de tant d'oiseaux à la plume acérée.
Maëlstrom d'ivoire du haut de sa tour perchée,
Regardant de là haut ces fourmis affairées,
Qui lèvent les yeux vers ses cratères irisés.

« Nuit » 2007©
TOUS DROITS RESERVES

Délires Ferroviaires - Acte VII

Publié le 27/10/2007 à 12:00 par zoistostyle

Il est déjà trop tard pour que je puisse changer.
Le souffle court, je vois la vie me submerger.
Je la laisse venir et m’emporter.
Il est déjà trop tard pour ne plus rêver,
De mes yeux je regarde un monde étoilé,
Cette lumière ridicule qui me fait marcher.
La mort peut bien courir, jamais je ne tomberai.

Délires Ferroviaires - Acte VI

Publié le 15/10/2007 à 12:00 par zoistostyle
"Botanique & Sentiments"

Dans les tréfonds d'un jardin sans histoire,
Pousse une fleur que l'on peine à voir.
Semée il y a tant d'années elle tarde à pousser,
Peinant à éclore sous l'humus enterrée,
A peine une tige parvient elle à s'extirper,
D'un carcan végétal tout de pleurs arrosé,
Drainant eau et lumière sans répit ni espoir,
De bien tristes journées pour une fleur dans le noir.

Quel serait alors ce jardiner avisé,
Qui tous les jours de cette graine s'occuperait,
Et de ses propres mains ses rêves arroserait,
Pour cette douce fleur sans pétales ni coeur
Pour cette jolie graine inhumée sous ses peurs.
Il lui suffirait juste d'un regard, un sourire,
La sortir de cette gangue où elle voulait mourir,
La replanter de ses mots, et la laisser guérir.

Si peu d'artisans en ont vraiment pris le temps,
Tous ont gardé leurs mots, ont été négligents,
Aucun n'a pris la peine de chercher une raison,
A ces larmes qui coulaient, sève sans passion,
Il suffisait pourtant d'un zeste de patience,
Arrosé de tendresse afin d'avoir conscience,
Qu'une fleur a besoin d'amour et de lumière,
Pour que des tréfonds du jardin elle sorte au grand air.

Peine se lamente de ne revoir son bien aimé,
Dans ce jardin ou Passion l'avait retrouvée,
Peu de temps avant de se jeter dans les bras,
D'Amour cet inconscient, toujours dans de beaux draps.

« Botanique & Sentiments » 2007©
TOUS DROITS RESERVES

Délires Ferroviaires - Acte V

Publié le 08/10/2007 à 12:00 par zoistostyle
Les relents de l'amertume
Tordent le cou à cette brume
Dont l'effluve vous tend la main,
Et vous berce de lendemains
Dont on ne souhaite dire la fin.

Rêves, sensations, contes et illusions
Tournoient et festoient à ce banquet sans passion.
La musique s'est pourtant arrêtée de danser,
Seules restent quelques notes, un peu ennivrées,
Qui aiment à vous regarder, protagonistes étonnés
Dans vos sombres pénates retourner vous coucher.

Enfants désabusés qui bien vite s'endorment,
Loin de ces ballets, est-ce seulement un somme,
Se perdraient ils à rêver qu'ils se réveilleraient,
Persuadés que leur songe n'était réalité,
Et jamais il ne se permettraient, ni même n'oseraient
A nouveau leur tête vers le ciel relever,
Pour y voir un doux présage de sa main les saluer.

« Délires Ferroviaires »©
TOUS DROITS RESERVES

Délires Ferroviaires - Acte IV

Publié le 01/10/2007 à 12:00 par zoistostyle
"Short song for a Short Mind"

Enfant de passion, homme de peu de foi,
Adulte ulcéré, as tu si peu de voix ?
Que n'as tu donc apprécié ce qui était toi;
Pour te voir finir prostré tout au fond de moi.

Peines perdues et amours retrouvés
Ont ainsi un jour ta vie bouleversé,
Sans que jamais tu ne comprennes ce qui t'arrivait,
Je t'avais pourtant demandé de ne pas trop forcer.

Tu ne voulais pas pleurer mais dieu que c'était dur,
Erigeant tes barrières et renforçant ce mur,
Mais chaque mot frappait fort, le minant sans mesure,
Et dire que devant moi tu paraissais si sur.

Personne ne t'avais vu à froid pleurer ces larmes,
Avais tu peur qu'une fée n'y découvre ton âme,
Et n'en fasse de la poudre aux yeux des autres femmes,
Ne t'avais je pas prévenu avant que tu ne me blâmes ?

Tu es libre de vivre, homme de trop de fois,
Au coeur repassé sur des plis trop froissés,
Qui a longtemps pensé que tu étais trop mür,
Mais ce fruit dépassé, je crois que c'était moi.

« Délires Ferroviaires » 2007©
TOUS DROITS RESERVES

Délires ferroviaires - Acte III

Publié le 27/09/2007 à 12:00 par zoistostyle
Vagues continues et flots interminables,
Heurtent les flancs d'une falaise érodée,
Ecume et embruns déposés ici bas,
D'une fine mousse fleurissent les parois,
Visage poreux aux traits acérés,
Joues saillantes et sourires forcés.

Rêveries d'un esthète, créateur chevronné,
Pensées importunes, simples reflets,
Joie mélancolique qui ce coeur étreint,
Apitoiements ressassés, ressac sans fin,
Sentiments mitigés, sur le sable déposés,
Pour enfin sous le soleil finir exposés.

« Délires Ferroviaires » 2007©
TOUS DROITS RESERVES

Délires Ferroviaires - Acte II

Publié le 24/09/2007 à 12:00 par zoistostyle
Ballade sans âme qui au coin du feu crépite,
Comptine sans contenant et qui jamais ne finit,
Histoire d'un rideau qui jamais ne se lève,
Mythe et légende d'un conte imaginable.

Au sortir de la vie jamais il ne fuit,
Toujours face au vent jamais il ne plie,
Nul besoin il n'a de réconfort trouver,
Peu lui importe au fond de donner,
Parmi ses joies seul lui reste rêver.
Un jour pourtant seulement lui suffirait,
"Ce jour viendra" entend il ressasser,
Passent les jours sans jamais s'arrêter.

Confiance douce compagne reste près de lui,
Amitié frêle femme repose non loin de lui,
Passion, jeune capricieuse pleure pour lui,
AMour se fait attendre, dis le lui.

« Délires Ferroviaires » 2007©
TOUS DROITS RESERVES

Délires Ferroviaires - Acte I

Publié le 21/09/2007 à 12:00 par zoistostyle
Au creux de chaque lettre qui se forme,
Dans la seule éternité de quelques mots,
Seuls restent toujours les mêmes bibelots,
Reliques d'un passé soufflé par les hommes,
Dont la consistance jamais ne dépasse,
Le seuil critique de l'espoir fugace,
Qui avant même de pouvoir exister s'efface,
Devant la sombre masse de cette foule qui nous glace.

Ces reflets dans un miroir au teint cramoisi,
Ne leur laissent pas même le choix de la folie,
Et pour tous ceux qui en courant s'égarent,
Perdus pour un instant, un moment de gloire,
Ou même ni la vie ni son cousin la mort,
N'ont d'emprise sur ce long fleuve de remords,
Qui comme souvent fini par s'apaiser,
Laissant le creux des lettres s'éroder.

Une éternité pour quelques mots,
Un court instant au fil de l'eau.

« Délires Ferroviaires » 2007©
TOUS DROITS RESERVES